La voie ferrée

    
    
Un décret du 17 octobre 1854 autorisa une Compagnie à construire une ligne de
80 kilomètres à voie unique, en deux tronçons, le premier de Montluçon aux Barres,
commune de Doyet, avec embranchement sur Bézenet, et le second, des Barres à Moulins.
Les apporteurs de cette compagnie étaient

:

- Le Comte Charles de Bourbon-Busset,

 

- Le banquier parisien Denon,

 

- L'ancien député Jacques Palotte (administrateur de la société Bourgueret-Martenot)

 

- Le Comte Séraincourt, ex-administrateur des Mines de Fins, Noyant et Souvigny.



Par suite de l'essoufflement des moyens locaux et la politique de concentration
du Gouvernement s'affirmant, les auteurs se trouvèrent amenés le 19 décembre 1856
à signer un traité de fusion avec le Grand Central qui intégra cette ligne dans son réseau.

Le Grand Central de France fusionna à son tour avec la Compagnie d'Orléans, le 11 avril 1857.

Ainsi eut lieu la prise en charge par le réseau de Paris-Orléans de la ligne Moulins-Montluçon.

Extrait des cahiers du musée (ville de Montluçon) :

"La voie ferrée rencontre à nouveau en passage à niveau la RN 145,
puis franchit sur un viaduc la queue de l'Etang de la Forge de Messarges;
il est au km 390; ce viaduc a 165 mètres de long, il est supporté par 10 arches en maçonnerie
en grès de Gipcy, avec voûtes en plein cintre de 30 mètres de hauteur et 12 mètres d'ouverture."

"Passant sous deux petits tunnels qui font suite au viaduc, la voie s'élève jusqu'à la
deuxième station qui est Noyant, altitude 400 mètres,
à 22 km de Moulins et 67 km de Montluçon, par une pente de 0,015."

"Le charbon des mines de Fins et de Noyant, ainsi que des huiles de schiste de Saint-Hilaire
y sont expédiés (les mines de l'Aumance étaient exploitées en grand, depuis 1850,
la plus grande partie du charbon permien était utilisée à la distillation des schistes bitumineux)"

Début de l'exploitation de la ligne Moulins-Montluçon

En 1859, lorsque la ligne fut mise en service, la gare de Montuçon dont la construction
était loin d'être terminée, était le terminus de la ligne pour les voyageurs.
Seuls les wagons chargés de houille ou d'autres approvisionnements pour les usines ou
pour la garde d'eau traversaient le pont sur le Cher.

La section de ligne Commentry-Moulins a été définitivement fermée
au service des voyageurs depuis 1972.